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1992
: est l'année de mes débuts dans le milieu professionnel
du bâtiment où pendant trois ans, j'essaye activement
d'y sévir pensant être là une possibilité
de carrière. Mais les "démons de la B.D.
allaient bien vite me rappeler à l'ordre!
1994
: je participe avec des copains à la création
du fanzine "KROM" à Amiens. À l'époque,
Dragon Ball Z bat son plein à la télé,
suivi dans la foulée par l'arrivée de son manga
(et je ne parle même pas de la vague Akira!!). Passionné
de sport de combat, que l'on découvre successivement
dans les épisodes de la série, cela me donne
l'idée de créer un univers basé exclusivement
sur des tournois de combat : c'est ainsi qu'est née
ma première série intitulée le plus simplement
du monde : TOURNOIS.
Voyant
que le public réagit bien à mes premières
armes dans la B.D., je tente, dès 1995,
tout naturellement une approche auprès des éditeurs
basés essentiellement à Paris et ce, pendant
presque 4 ans!! Mais rien n'y fait. La réputation négative
du manga ou bien le fait que cela soit fait par des français,
ne convainc guère les professionnels de l'édition
(à une ou deux exceptions près).
Il faut bien
admettre qu'à l'époque des pointures telles
que OTOMO, TSUKASA HOJO, ou encore KATSURA sont les fers de
lance dans ce genre de B.D. et comptent parmi mes auteurs
favoris (ils le sont toujours, par ailleurs!!!).En
attendant, mon style n'interesse pas pour autant les éditeurs...
Je me retourne donc
vers l'édition de presse afin d'essayer une approche
moins directe et savoir si le public peut apprécier
ce genre de B.D.... C'est dans le magasine "YOKO"
que sont éditées les planches de ma nouvelle
série "METRO-CITY 2097", l'objectif étant
de cibler un public plus large au niveau national. Cette aventure
incroyable durera presque deux ans mais sans parvenir à
convaincre des éditeurs sur le potentiel que j'essayais
d'entrouvrir quant à ce genre de style (comics &
manga) avec cette "french touch" qui la caractérise.
Lors de la dernière parution de YOKO, il fallut me
stabiliser................ "financièrement"
: 
1998
fut donc pour moi une année "dessin bâtiment"
( j'ai dû faire deux planches de B.D. à tout
casser !! ). Néanmoins, cette année symbolisa
un point positif car j'allais faire la connaissance de mon
futur coloriste Emmanuel Pinchon avec qui j'allais tenter
de mettre, pour la première fois, des couleurs informatiques
sur mon travail (P.S : oui, j'étais encore adepte des
trames nippones à l'époque!).
L'alchimie
prends tout de suite et j'entrevois le début de grandes
possibilités sur notre travail commun, sans me douter
que quelques mois plus tard, j'allais faire la connaissance
d'Isabelle Plongeon, ( scénariste) qui allait me proposer
le scénario d'ÉLOÏMS!!
La suite, vous
la connaissez aussi bien que moi...
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